Alchi …

pour le meilleur et pour le pire

 

 

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Nous avons rejoint Alchi en fin d’après-midi, et il était temps !

Car le monastère est si célèbre qu’il attire des milliers de touristes. La plupart du temps ce sont des hordes de taxis qui déboulent ici pour la journée avec leur livraison de gens qui viennent ici parce qu’on leur a dit IL FAUT voir Alchi.

– Comment ? vous êtes allés au Ladakh et vous n’avez pas vu Alchi ?

Comme on leur a dit qu’ils ne pouvaient pas aller en Inde sans contempler le gros chou à la crème, dédié plus à la mégalomanie d’un souverain qu’à l’amour voué à sa femme qu’il a épuisée en lui faisant une kyrielle de gosses en un temps record.

Le pouvoir et la puissance ça doit se montrer si vous voyez ce que je veux dire…

Et puis les historiens ont montré que…

Bref, je ne vais pas rouvrir le débat ici, ce n’est pas mon propos.

Sauf qu’à mon sens, sur le plan raffinement artistique, oui, Alchi est vraiment une des Merveilles du Monde plus que l’Autre.

Le Taj ne m’a pas ému du tout, Alchi, oui

Ouille, je vais encore me faire descendre en flèche.

Mais sinon, les véritables amoureux de l’Art à l’état pur couchent au moins une nuit sur place afin d’avoir le temps nécessaire pour profiter de cette merveille.

Tout particulièrement tôt le matin avant que les autres soient arrivés ou le soir quand ils sont repartis.

Comme Alchi c’est pas Lourdes au niveau des hôtels, nous avons eu une difficulté certaine à trouver un hébergement correct à un tarif en concordance avec le confort proposé. Forcément, les meilleurs « qualité/prix » étaient full. Ne restaient que des gourbis à des prix surévalués ou de belles chambres mais ne correspondant pas à notre budget.

A 18h, encore trop de monde dans les rues et aux abords des monuments, alors nous décidons d’aller nous promener où personne ne va et visiterons les temples demain matin tôt…

Et bien nous en a pris car nous avons ainsi découvert, dominant de pittoresques maisons en contre-bas, le palais de Sonam Dorje, ancienne résidence royale, qui semble ne pas avoir de rapport avec ce Sonam Dorje là.

Puis nous avons passé de très longues minutes assis, chacun sur son bout de caillou, en contemplation méditative de rocs et montagnes dorés par un soleil en fin de course, tout comme les abricots étalés à sécher, dans un silence absolu.

J’adore ces moments de communion intense et muette avec Johny dans un lieu désert et sans autre bruit que le chant des oiseaux et les bêlements de chèvres et moutons, sans qu’il soit nécessaire de nous parler pour partager ce que nous ressentons à l’instant présent.

Au loin le tintement de quelque cloche à l’unissons d’un tambour.

 

Alchi n’est plus un monastère en activité mais un véritable ensemble de temples-musées, où seuls deux moines au maximum se relaient pour encaisser le droit d’entrée.

C’est le plus remarquable du Ladakh, un des chefs d’œuvre de l’art mondial, classé au patrimoine mondial. La tradition fait remonter sa fondation au début du XIème siècle à Rinchen Zangpo.

Dans une ruelle, une pancarte accrochée à un arbre explique que le dit arbre proviendrait de son bâton de marche, planté dans le sol.

Mwouais…

Toutefois s’agissant d’un saule, la légende a quelque réel fondement dans la mesure où d’une part, on se faisait un bâton de marche au jour le jour avec une branche d’arbre, d’autre part parce que le saule racine très facilement quand on en met une branche en terre en arrosant copieusement, et ici les sources et torrents ne manquent pas…

Cependant les monuments les plus anciens que l’on peut admirer ici datent du XIIIème siècle.

Extérieurement aucun intérêt particulier, mais l’intérieur est d’une somptuosité sans égal au niveau de la finesse des peintures.

Hélas pour vous, les photos sont rigoureusement interdites.

Ils disent que c’est à cause du flash qui détériore les couleurs. Mais on peut aussi faire des photos sans flash de nos jours. Je pense que c’est probablement pour obliger les visiteurs à acheter leurs livres. Ici le mercantilisme est de rigueur. J’ai failli succomber à l’achat du plus gros et puis j’y ai renoncé à cause du poids.

La particularité de ces peintures c’est que ce sont de minuscules miniatures – pléonasme – dans le style persan et non dans le style ladakho-tibétain habituel. Peintures très probablement dues à un ou des artiste(s)s venu(s) de Perse.

Ce qui est exceptionnel c’est la richesse du détail des costumes, des brocarts, des turbans, revêtus par les personnages miniatures qui ornent les tissus enveloppant les jambes et la taille des gigantesques statues.

Si on aime l’art ce sont des heures que l’on peut passer à admirer tous ces minuscules personnages dont le détail est époustouflant de finesse.

Bref, c’est somptueux !

Si vous passez par Alchi ne manquez pas non plus de lever les yeux et de les ouvrir tout grands quand vous traverserez le chorten-pasage afin d’admirer les magnifiques peintures qui ornent les côtés et le plafond ;

 

Revers de la médaille : les marchands du temple, tous plus gredins et arnaqueurs les uns que les autres, tout autour du monastère. Alchi étant par ailleurs un minuscule village, l’arnaque s’étend aux prix exagérément élevés de la poignée de restaurants, hôtels et guesthouses.

Pour notre deuxième soirée nous avons choisi de nous promener hors du site, dans le paisible village d’ALCHI situé sur une butte à l’écart des sanctuaires et de l’ambiance touristique.

D’étroits chemins pierreux nous ont conduits jusqu’au nouveau barrage hydoélectrique d’Alchi, dont personne ne daigne parler sur internet mise à part cette vidéo qui n’en dit pas plus que mes photos.

Ce que je peux préciser c’est qu’il a été miraculeux pour les ladakhi auxquels il a fourni toute l’électricité de la région.

Mais, une fois de plus, j’ai été confronté à la contradiction phénoménale des comportements indiens.

Dans un pays – et cette région en particulier – où le gouvernement, les élus, l’armée, sont obsédés par le terrorisme – et on peut les comprendre avec leurs deux voisins redoutables si proches que sont la Chine et le Pakistan – nous avons constaté que ce précieux barrage est ouvert à tous vents, sans surveillance, pas un flic, pas un militaire. On peut s’y balader partout sans rencontrer qui que ce soit censé exercer une surveillance des lieux et prévenir des risques d’attentats, alors qu’il est formellement interdit, par exemple, de photographier une gare ferroviaire.

 

Nous devions séjourner quatre jours mais nous avons quitté Alchi au bout de deux tant le prix des repas était exagéré. Et en plus chichotte selon les uns, ou pas frais selon les autres. Du coup Johny a chopé une gastro avec vomissements et diarrhée. Et comme il n’y a pas plus têtu que lui, il n’a rien voulu prendre : ni imodium, ni coca-cola, ni banane – il dit que c’est mauvais pour l’estomac -.

J’ai joué les pères autoritaires et l’ai obligé à prendre 2 imodium, riz à l’eau, coca-cola dégazéifié, avec interdiction de manger autre chose et de boire du thé au lait.

Mon traitement prescrit a été miraculeux, mais c’était mal barré.

 

 

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