En route pour le Zanskar

 

En route pour le Zanskar, de Srinagar à Kargil, par la superbe route de Srinagar à Leh, nous abordons la VRAIE montagne : premier col à 3500 mètres, puis redescente à 2600 pour une nuit et ensuite ce sera du 3500/4000 mètres pendant presque 2 mois.

J’ai invité Johny, mon ami indien, à m’accompagner dans ce voyage pour le remercier de toute son aide au cours de l’hiver dernier. Il méritait bien cela. Et comme il ne peut pas travailler à son exploitation d’hévéas pendant les trois mois de mousson, il a accepté avec joie et enthousiasme.

 

Donc, en route pour le Zanskar, par une route étourdissante de beauté entre Srinagar et Kargil. Nous avons eu la chance de trouver un excellent et adorable chauffeur kashmiri.

Montés à 3600 mètres, nous n’avons ressenti aucun effet spécial du « mal des montagnes » avant de redescendre à 2600m à Kargil, après être passé par Sonamarg

Hélas, l’arrivée dans cette ville met en berne notre optimisme et notre euphorie : Impossible de trouver un hébergement convenable. Je me méfiais beaucoup, déjà avant de quitter la France, car les hôtels et guesthouses de cette ville avaient (ont-t-ils toujours ?) la triste réputation d’être infestés de punaises de lit !

 

J’avais sélectionné quelques guesthouses soi-disant correctes et propres selon des renseignements de source sûre, mais en les visitant nous tombions de Charybde en Scylla. Soit elles étaient sales et inconfortables, soit à un prix exorbitant par rapport au confort et à la qualité de la chambre, soit les deux à la fois.

 

A pieds, car la circulation était bloquée pour cause de « manif », nous avons fini notre « course au trésor » dans un hôtel de luxe plutôt que dans un quelconque boui-boui pour 500 roupies de plus seulement !!!!!! INCREDIBLE INDIA.

 

Ayant demandé à l’hôtel où nous pourrions louer un véhicule pour nous rendre à Padum, la « capitale » du Zanskar, ils nous ont proposé une voiture. Je n’étais rassuré ni sur les « réceptionnistes », ni sur le chauffeur, ni sur le véhicule, une simple voiture qui me paraissait bien légère et précaire pour la traversée du Zanskar entre Kargil et Padum, sur une route qui n’est autre qu’une « piste » de terre et de cailloux à travers la montagne, sans compter les passages de gués aux abondantes cascades en cette saison de fonte des neiges, ni les ornières et fondrières dangereuses à franchir.

Et le prix demandé était beaucoup trop en dessous des tarifs officiels annoncés dans mon guide de Jean-Louis Taillefer sur le Ladakh. Ça sentait sérieusement l’arnaque sans que je puisse deviner quelle en serait la nature. Les quatre lascars échangeant entre eux dans la langue locale ne m’inspiraient pas confiance, mais alors, pas du tout !

A bout d’arguments, même si je ne suis pas aussi baratineur que les commerçants cachemiri, je lui ai dit que s’il nous arrivait de tomber en rade ou d’avoir le moindre souci, je ne le paierais pas et nous sommes partis. Johny était ébahi par ma fermeté, lui qui accepte tout des arnaques indiennes sans jamais rechigner.

 

Nous avons cherché un point internet public car il nous était impossible de nous connecter avec nos propres ordinateurs et nos clefs G3. Aucune connexion internet, appel téléphonique ou sms n’y est autorisée pour les étrangers à cet Etat pour des raisons de sécurité. Trop proche de la frontière indo-pakistanaise, hyper militarisée.

 

Alors que nous étions en train de pianoter sur nos claviers respectifs, nous voyons arriver un petit gringalet de papy très gentil qui nous a cherchés à travers les boutiques de la ville, et… trouvés là, car Kargil n’est pas très grande et surtout, à défaut d’internet, le « téléphone arabe »  a bien fonctionné. D’autant mieux que je devais être le seul touriste européen de passage à Kargil ce jour-là et accompagné d’un indien du sud.

Le papy nous annonce dans un anglais incompréhensible qu’il y a un problème avec la voiture. Nous comprenons seulement que nous ne devons pas prendre la voiture réservée à l’hôtel, mais une autre. Je soupçonne que le bruit s’est répandu dans la ville qu’un étranger cherchait un véhicule pour se rendre à Padum et qu’on avait envoyé un émissaire pour nous faire changer d’avis et récupérer le « deal ». Ben voyons !

 

Nous retournons rapidement à l’hôtel pour essayer de comprendre. Et là, le gars nous dit qu’il y a un changement de programme ! Il va nous conduire à Sanku avec sa gentille petite voiture pendant les 40 premiers kilomètres car la route est goudronnée jusque là, ensuite nous serons pris en charge dans un(e) « Scorpio ».

What is it ? Regardez ici.

Evidemment je commence à renâcler, pensant que le prix va faire un saut en hauteur. Non, non, ce sera le même prix. Mwouais, gros 4x4 confortable, pour le même prix que sa petite voiture ? Ça sentait très fort le coup fourré !!!

 

Bon, en route pour le Zanscar demain ! A nous l’aventure !!!

 

P.S. Le Cachemire est tout simplement fabuleux au niveau des paysages. Je vous reparlerai de Srinagar et du Cachemire ultérieurement, mais pour l’instant, en route pour le Zanskar dans un prochain billet.

Cliquez sur les photos pour les agrandir

 

 

 

 

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