Padum, la « capitale » du Zanskar

Padum, Padum, Padum, nous pourrions en faire une chanson sur l’air de padam,padam, padam…

J’ai du mal à m’habituer à cette crasse impossible à décrire. Elle est partout. Sur les gens, dans les hôtels et restaurants, dans les magasins… Il faut le voir pour le croire et s’en rendre compte. Je ne sais comment raconter cette saleté omniprésente qui semble ne déranger personne.

Ici, pas d’ordures dans les rues comme souvent dans les petites villes indiennes. On pourrait presque dire que les rues sont propres. Pourtant, cette crasse semble être incrustée partout depuis des décennies.

Les zanskari semblent n’avoir aucune notion des horaires, ni de la parole donnée.

Hier, pas d’eau chaude dans une chambre qui était censée l’offrir. J’ai râlé car j’ai dû me doucher à la va-vite, au seau, avec de l’eau glaciale…

Couvert de la poussière de la journée, je me sens incapable de me coucher dans des draps propres et d’y bien dormir. Donc la douche, même glacée et au seau, est incontournable.

J’ai un peu de mal aussi avec Johny qui, décidément, n’a pas les mêmes notions d’hygiène que moi. S’il est parfaitement propre sur lui, il a des comportements surprenants tels que poser sur des draps tout propres un sac de voyage qui a traîné par terre dans la poussière toute la journée,

Afin de mieux nous protéger du froid dans certains lieux, à certaines heures, nous nous sommes acheté chacun une bonne couverture en poils de yack, très chaude. Je ne peux vous décrire la saleté de la boutique et des « châles » exposés à la poussière à longueur de journée. Eh bien, voilà pas que Johny secoue le sien et s’en enveloppe en rentrant dans la chambre trop froide ?

– Mais tu ne le laves pas avant ?

– Ah bon ? Tu crois qu’il faut le laver ?

– Mais tu n’as pas vu d’où la vieille femme les a sortis ?

Johny au quotidien est adorable, je n’ai rien à dire, mais ses conceptions et positions sur un certain nombre de sujets sont incompréhensibles pour moi. Par moments, nous sommes un extra-terrestre l’un pour l’autre.

Voyager avec un indien sera pour moi une sacrée expérience, très enrichissante.

Hier pas d’eau chaude, aujourd’hui pas d’eau froide !!!

Nous avons fait notre cantine du Lhassa Restaurant, mon boui-boui adoré. On y mange comme des rois. Non seulement la nourriture est copieuse, mais encore elle est délicieuse et servie dans des assiettes et des verres propres.

Mais quel dommage que la patronne soit si sinistre et si peu aimable.

J’avais déjà goûté aux momos dans mes précédents voyages en Inde, en particulier à Bodhgaya, mais j’ai découvert là tout une gamme de plats tibétains, parmi lesquels le pain tibétain, « tingmo », la soupe « Thukpa », mais j’avais un faible pour la soupe « Tenthuk » dont les pâtes ne sont pas des « noodles », mais de grosses pâtes rectangulaires plates et épaisses.

Quant aux « pancakes » tibétaines, ou tout au moins celles de ce restaurant, il s’agit presque d’un gâteau tant elles sont épaisses !

Une seule suffit pour combler un estomac affamé au petit déjeuner.

Vous l’avez compris, je n’oublierai jamais ce restaurant de Padum.

Un autre très beau souvenir de Padum c’est la visite du petit gonpa de Tagrimo. Nous y avons grimpé à travers champs en jouissant d’un très beau point de vue sur la vallée.

Ici, pas de terrain aride, de soleil brûlant, de pierres et de rocs. Mais des sources fraîches, des arbres dispensant une ombre généreuse et bienfaisante, des jardins fleuris aux riches couleurs.

Un petit paradis.

Par moments je me prends à rêver que je quitte tout et tous pour me retirer au fin fond d’un monastère du Zanskar ou du Ladakh, de préférence dans un lieu très isolé en haute montagne à méditer et contempler la Nature chaque jour pareille et chaque jour différente. Mais je sais que ce n’est qu’une utopie, que je ne suis pas prêt. Pas encore. Pas dans cette vie. Alors je redescends sur terre et je reprends ma vie quotidienne.

Le jeune moine qui nous a guidés a tenu, après la visite, à nous inviter « chez lui » pour boire un thé accompagné de quelques biscuits. Son petit « deux pièces » était parfaitement propre et bien rangé.

« Chez lui », parce que les moines ne vivent pas en communauté comme chez nous. Chacun a son propre logement. Une seule petite pièce pour les plus pauvres, allant jusqu’à une jolie petite maison confortable pour les plus riches. J’en reparlerai ultérieurement.

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