De Padum à Pipiting

Pipiting se trouve à huit kilomètres de Padum que nous parcourons à pied sous un beau soleil, pour arriver à un temple vieux de 600 ans à l’intérieur duquel se trouvent soi-disant des peintures et des statues superbes en parfait état…

Fermé et cadenassé de partout.

Les deux moines « gardiens » avaient pris la poudre d’escampette.

Ça promet…

Mais nous en profitons pour admirer la vue car le temple est bâti sur une butte isolée au beau milieu de la plaine.

Notre vision immédiate est celle des typiques toits en terrasses sur lesquels flottent les lungta (prononcer loungta), drapeaux de prières, mais on y met aussi à sécher les bouses de yaks pour le feu, ainsi que du bois.

On y entrepose également le fourrage et la paille. Sans oublier l’antenne parabole pour la réception de la télévision.

Puis, au delà des maisons, notre regard se porte sur la vaste plaine entourée de montagnes.

Une agréable promenade nous permet de découvrir nos premiers murs de mani

Nous rentrons de Pipiting à Padum, sous un soleil de plomb, ravis de notre promenade, mais quelque peu déçus d’avoir trouvé le temple fermé.

Par la suite, nous y retournerons plusieurs fois à des horaires que des habitants nous ont indiqués, mais le temple sera toujours irrémédiablement fermé.

Nous découvrirons plus tard au cours de ce voyage que soit sont ouverts les lieux réellement touristiques, mais envahis de visiteurs, soit c’est le désert total et les gens vivent comme bon leur semble, à leur façon très « tibétaine » même si l’on est en Inde. Ils me paraissent encore plus laxistes et désordonnés que les indiens. Je les envie, j’aimerais pouvoir aussi me soustraire à toutes ces contraintes que nous, occidentaux, nous nous imposons.

 

Cliquez sur une vignette pour visualiser la photo en grand format.